dimanche 20 janvier 2019

"Tout le monde n'a pas eu la chance de rater ses études"

Cela faisait un bon moment que je voulais lire ce fameux livre au titre tellement parlant. Je ne sais pas vous, mais moi, je me suis souvent dit ce genre de choses. Je fais partie des zèbres qui n'ont jamais rencontré de difficultés à l'école. Mais bien sûr, j'ai traîné mon lot de manque de confiance en moi, au point où je n'ai jamais osé me lancer dans les études qui me passionnaient vraiment.

Il faut dire que mes parents avaient toujours peur de tout, et qu'ils m'ont poussée dans une direction sécuritaire. Avec le recul, je pense que j'ai traduit ça par un manque de confiance en moi (de leur part). Les premières vocations qui sont apparues en moi étaient très orientées créativité et/ou artistique, et leur message a toujours été "Mais il n'y a pas beaucoup de débouchés, pas beaucoup de gens qui réussissent". Dans ma tête, j'ai toujours traduit ça par "Mais tu n'as pas ce qu'il faut pour te battre, te démarquer et faire partie de ceux qui réussissent".

Alors j'ai fait des études faciles (pour moi, car toutes les matières m'étaient relativement instinctives et faciles à assimiler), et oui, pendant 10 ans sans interruption, j'ai eu du boulot. Jusqu'au jour où j'ai commencé à angoisser. D'aller travailler alors que ce boulot m'ennuie à mourir, de finir ma vie triste et aigrie, de tuer mes rêves. J'ai réalisé qu'on ne vivait qu'une fois et que le boulot ne devait pas être une tâche fastidieuse, qu'on pouvait travailler ou même simplement gagner sa vie autrement. Malheureusement, un peu tard, puisque j'étais à l'aube de mes 30 ans. Mais l'ayant enfin réalisé, j'ai commencé à amorcer le changement vers un mode de vie qui me correspond, quoi qu'en pensent les autres. Pour ceux qui sont intéressés, je relate mon expérience et mon cheminement mois par mois sur mon autre blog, ici.

Le livre "Tout le monde n'a pas eu la chance de rater ses études"


Bref, c'est dans ce cadre que je me suis lancée dans la lecture du livre "Tout le monde n'a pas eu la chance de rater ses études". Je me dis régulièrement que si j'avais raté mes études, j'aurais pu fabriquer mon métier, me former autrement, trouver mon mode de fonctionnement plus tôt. Ou pas, je ne le saurai jamais.

Derrière ce titre se cache l'expérience d'Oliver Roland, un "self-made man" qui a arrêté l'école à 18 ans pour monter une première société, puis un autre, etc., jusqu'à vivre aujourd'hui confortablement en travaillant à son rythme et dans ce qui lui plaît. Un homme qui a passé sa vie a expérimenter, apprendre, s'adapter, mais toujours en respectant ses aspirations. Dans son ouvrage, il s'adresse aux "rebelles intelligents" pour leur permettre de développer leur potentiel en dehors des schémas habituels.

Dans ce livre, il donne des clés pour créer son business soi-même. Ce n'est pas vraiment un livre de développement personnel, mais plutôt une suite de conseils et pistes pour créer son métier et vivre en dehors du système du salariat. 

Le livre est en fait une compilation de toute ce qu'il a appris pendant ses années d'expérimentation et de construction, et de tout ce qu'il a pu lire ailleurs (il faut bien insister sur ce point...) avec un peu d'expériences personnelles. C'est un recueil qui permet d'éviter de faire des recherches par soi-même, mais finalement ce n'est rien de plus. J'ai passé des chapitres entiers qui ne m'intéressaient pas du tout (plusieurs pages sur "Comment apprendre les langues étrangères" par exemple...). La seule partie qui m'a vraiment intéressée était la partie finale sur le tunnel de vente sur le web, mais ce sont également des informations que j'aurais retrouvées sur le net en faisant quelques recherches ou en suivant un petit cours.




Finalement, c'est pour qui ?


Les "rebelles intelligents", comme il les appelle, qui ont du potentiel, mais ne savent absolument pas quoi faire de leur vie et ne se retrouvent pas dans le système du salariat.
Et ceux qui ont un début timide de projet et besoin de motivation et d'inspiration pour mettre les choses au clair.
Il n'est pas pour les personnes très curieuses qui font beaucoup de recherches par eux-mêmes et ont déjà lu beaucoup d'ouvrages, mais plutôt pour les personnes qui veulent se simplifier la tâche et recevoir une information rassemblée en un seul endroit, facile à consulter, sans faire de recherches par elles-mêmes et sans livre plusieurs ouvrages.




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dimanche 23 décembre 2018

A mon jeune zèbre

Il y a quelques mois j'avais proposé à la blogosphère zébrée de participer à un carnaval d'articles sur le thème "A mon jeune zèbre". Voici donc les participations que j'ai reçues (un aperçu du moins, vous pourrez les découvrir dans leur entièreté en visitant les différents liens), et mon apport.

Cher moi plus jeune,
Je voudrais te dire que rien n'est grave, même si le monde extérieur semble s'inquiéter de tout et de rien. Que tu peux avoir de grands rêves, avoir les pieds sur terre et la tête dans les étoiles, t'évader dans tes pensées, ce sont elles qui te mèneront là où tu dois aller. Que ce n'est pas grave si tu es différente, si les autres ne te comprennent pas, tu trouveras les quelques personnes qui le peuvent et tu les chériras. Mais aussi que ce n'est pas grave si ces relations ne durent qu'un temps, vis-les à fond et accepte de les laisser partir. Affirme qui tu es, fais taire les gens qui ne croient pas en tes grands rêves, ose, plantes-toi, ce n'est pas grave de rater, ce n'est pas important d'être la meilleure, ce qui compte, c'est d'aller là où tu dois aller. Profite du moment, arrête de vouloir tout prévoir, tu n'as le pouvoir sur rien d'autre que tes propres décisions, alors accepte que le reste du monde bouge sans que tu puisses le contrôler. Sois-toi à fond, crie quand tu es en colère, pleure quand le vase déborde, mais vis aussi tes moments de bonheur à fond en faisant abstraction de tout le négatif.
Vis sans trop réfléchir, mais ne refuse pas de réfléchir quand ta tête se mets à travailler toute seule. Laisse ton instinct te guider, et ta tête te donner les moyens.
Vis petit zèbre.



La proposition de Marie Zac : Lettre aux chats qui ont perdu leur langue

"Les enfants que tu croises sont parfois méchants, mais au-moins tu comprends ce qu’ils racontent. Les enfants n’ont pas de masques, et leurs mots sont de vrais mots qui ne veulent rien dire d’autre que ce qu’ils disent. Les adultes ont des expressions que tu n’arrives pas à interpréter. Que ce soit sur leur visage ou dans leur langage, tout est bizarre. Ce mot, d’ailleurs, tu le connais bien car tu l’entends souvent. Ce n’est pourtant pas le mot que tu espères entendre quand tu poses une question. Qu’est-ce que ça fait d’être mort ? Qu’est-ce qu’un microbe ? De quelle matière est-il fait ? Qu’est-ce qu’il y a après l’espace ?"
Le regard de Raphael à travers Une héroïne surdouée chez Disney, Raiponce !

"Voilà ce que je voudrais dire à ma jeune zèbrette ou à mon jeune zèbre, libère toi de ce qui t’enchaîne, pensées et personnes limitantes. Personne d’autre que toi ne peut savoir mieux ce qui te convient et est bon pour toi. Apprends à te connaître en te lançant dans la vie. Ce qui peut te faire peur est aussi ce qui peut te procurer beaucoup de joie et t’épanouir. Alors pars à l’exploration du monde, de la vie avec tes dons et tes passions qui sont ta dot à ta naissance. Ne les gâche pas. S’il y a quelqu’un sur qui tu peux compter, c’est toi à condition de te faire confiance. Si tu écoutes ton intuition et que tu suis le chemin qu’elle t’ouvre, tu ne le regretteras pas."
D'autres ont laissé le thème s'exprimer par le dessin, c'est le cas de Asarts Atypique, qui a nommé sa création L'ennui, et de Marushka Lund dans son article illustré A mon jeune zèbre.

Lire aussi :
"Tu veux faire quoi quand tu seras grande ?"
"Les choses auraient-elles été différentes ?"

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vendredi 16 novembre 2018

Prendre soin de soi et s'écouter sans se coller d'étiquette

Je vous en ai déjà parlé un peu, c'est pas la joie au boulot. Non seulement je n'en peux plus de faire un travail vide de sens, de m'ennuyer, de me sentir enfermée 8 heures par jour alors que j'ai plein de projets, mais en plus j'ai une chef imbuvable qui n'a aucune logique, aucun bon sens, et qui passe son temps à me surveiller dans l'ombre et à traquer les erreurs dans mon travail pour sa satisfaction personnelle.

J'ai vraiment le moral dans les chaussettes, un manque d'énergie flagrant, je mange super mal, je suis très irritable, je m'énerve au quart de tour, je pleure pour rien, j'ai envie de faire mille choses et en même temps je me sens coincée, incapable d'avancer.

Il y a quelques temps, j'ai contacté les personnes adéquates au travail pour leur parler du harcèlement moral que je subissais de la part de ma chef, de mon mal-être, des palpitations que je ressens quand j'arrive au bureau. J'avais du mal à utiliser l'expression harcèlement moral, car elle a l'air d'impliquer des faits très graves, et en même temps après avoir épluché mon quota d'articles sur la question, je ne pouvais qu'identifier ma situation à celles décrites.

Etape suivante après cette prise de contact, j'ai été dirigée vers l'assistant psycho-social de la médecine du travail pour en discuter. Et là, j'ai entendu une phrase qui a résonné en moi. Au cours de la conversation, elle m'a dit "peu importe qu'il s'agisse de harcèlement moral ou pas, ce qui compte, c'est que vous ne vous sentez pas bien, et il faut changer ça".

Il ne m'a pas fallu longtemps pour me rendre compte aussi que je n'arrêtais pas de repousser la prise de rendez-vous chez un psychologue, pour parler de mon mal-être, parce que je n'arrêtais pas de me demander si j'étais en bore out, ou en dépression, ou pas. Et finalement, qu'il s'agisse de n'importe quel problème, de n'importe quel mal-être, de n'importe quelle affection, ce qui compte, ce n'est pas le nom que l'on met dessus, c'est que j'ai bel et bien besoin d'aide !

Prenez soin de vous, ne traînez pas à voir une personne compétente quand quelque chose ne va pas, ne cherchez pas à comprendre absolument par vous-même, faites vous du bien, c'est urgent !


Je te conseille : 




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